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Anouck André – Caveau Schiltigheim

Anouck André Trio le 16 avril 2026 – Le Caveau de Schiltigheim

Sous les doigts d’Anouck, la guitare électrique révèle une palette sonore aussi vaste que surprenante.

Accompagnée par la rythmique solide de Louis Haessler et Basile Touratier, la musique qui s’échappe de leurs instruments tisse des paysages variés et captivants. Leurs compositions, mélodiques et soignées, servent de fondation solide à leurs improvisations audacieuses.

On y retrouve des climats hypnotiques inspirés par Bill Frisell ou Nils Frahm bientôt réveillés par des solos exaltés. L’énergie qui circule autorise à chacun une grande liberté d’être et des plages d’expression. Le trio revendique une musique Jazz sans être cérébrale, énergique sans être survoltée, douce sans être molle.

Line up

Anouck André : guitare

Louis Haessler : Basse

Basile Touratier : Batterie

Isabelle Bodenseh: Donner voix à la dignité

By Thierry De Clemensat
Member at Jazz Journalists Association
USA correspondent for Paris-Move and ABS magazine
Editor in chief – Bayou Blue Radio

January 23rd 2026

Le dernier album d’Isabelle Bodenseh, Dignity, ne s’impose ni par une démonstration de virtuosité ni par des effets spectaculaires. Il se déploie au contraire avec retenue et patience, invitant l’auditeur à ralentir et à écouter attentivement. Dès les premières mesures, la voix grave et enveloppante de la flûte basse s’installe, chaleureuse, introspective, presque charnelle, et oriente la musique vers un territoire où le jazz dialogue avec la tradition classique et certaines formes de sensibilité folk. Ici, le silence n’est pas un vide mais un élément structurant; le souffle et la résonance comptent autant que la mélodie.

Plus qu’un simple objet musical, Dignity est un projet profondément humain. Inspiré par l’expérience vécue de la fille d’Isabelle Bodenseh, Juliette, en situation de handicap lourd, l’album transforme l’intime en universel. La vulnérabilité n’y est jamais perçue comme une faiblesse, mais comme une force; la différence devient source de lien plutôt que de distance. Chaque pièce se développe comme un chapitre, formant une suite qui évoque la résilience, la tendresse et l’espoir, un geste artistique ancré autant dans l’éthique que dans l’esthétique.